Pour mieux responsabiliser les automobilistes, la réglementation routière exige la présence d’un éthylotest dans tous les véhicules. L’alcool au volant constituant l’une des principales causes de décès suite à un accident routier.

test Alcool Police

Définition

Aussi appelé « alcootest », c’est un appareil simplifié permettant de savoir si un conducteur a dépassé la limite légale autorisée pour conduire. Cette limite correspond à 0,5 gramme d’alcool par litre ; soit 0,25 milligramme d’alcool par litre d’air expiré. Les forces de l’ordre utilisent des éthylotests pour contrôler les conducteurs lors de contrôle d’alcoolémie. Généralement, l’éthylotest utilisé par ces dernières consiste en un ballon dans lequel le conducteur doit souffler. Selon la quantité d’alcool ingéré par celui-ci, la barre granulée se colore, et indique le niveau d’alcoolémie de la personne. L’appareil utilisé par les gendarmes et policiers indique ainsi uniquement si la personne a dépassé la limite légale autorisée ou non. Il existe différents types d’éthylotests, mais l’on en distingue généralement deux types :

  • l’éthylotest électronique et
  • l’éthylotest jetable, utilisable une seule et unique fois.

Obligatoire depuis le 1er mars 2013, l’éthylotest doit être présent dans tous les véhicules, afin que le conducteur puisse savoir s’il peut ou non prendre le volant après une prise d’alcool.

Comment ça marche ?

L’éthylotest jetable :

L’éthylotest jetable ou chimique est aussi appelé : ballon d’alcoolémie à usage unique. Sa dénomination d’éthylotest chimique provient du fait que le dispositif utilise un réactif chimique qui indique si l’utilisateur est « positif » ou « négatif ».

L’alcool ingéré va directement dans l’estomac et vers le foie, qui en élimine une partie. Le reste passe dans le sang, vers le cœur et les autres organes. Une heure après la dernière consommation, l’alcool continue de migrer vers le sang de la personne, surtout si la personne n’a rien mangé de consistant avant de boire. L’éthylotest chimique à usage unique est fourni avec une notice explicative. Cela permet de connaître les conditions d’utilisation, avant de prendre une mesure du taux d’alcoolémie.

L’éthylotest à usage unique est disponible en version spéciale pour jeune conducteur. Il est facilement accessible, avec son faible coût. Le dispositif est utilisable directement après l’achat, et sa durée de péremption va de 20 à 24 mois. Il est conseillé de prévoir au moins deux éthylotests jetables dans votre véhicule. Car cas de contrôle, vous devez obligatoirement pouvoir présenter un éthylotest viable… Cela sera difficile si vous avez utilisé l’unique exemplaire que vous aviez avant de prendre le volant.

L’éthylotest électronique :

Contrairement à l’éthylotest chimique, l’électronique n’a pas de date de péremption, et est donc réutilisable. Il suffit de changer son embout après chaque utilisation. Ce dispositif peut être utilisé tant par les particuliers que les forces de l’ordre.

L’utilisateur doit souffler dans l’embout jusqu’à ce que le signal sonore ou visuel s’arrête. Un capteur électrochimique calcule le taux d’alcoolémie de la personne, et affiche une réponse sur un écran digital (concentration d’alcool dans le sang en mg/L). Quoique cet outil coûte beaucoup plus cher qu’un éthylotest jetable, son prix se justifie par les 300 utilisations qu’il offre. Par ailleurs, force est de constater qu’il est plus facile de lire un résultat chiffré sur un écran (plus précis, d’ailleurs) que d’évaluer la couleur d’une substance chimique. L’éthylotest électronique est ainsi plus indiqué aux conducteurs, mais pensez, toutefois, à recharger la batterie de temps en temps, et à prévoir plusieurs embouts buccaux.

Les obligations au regard de la loi

Si la réglementation liée à la sécurité routière exige à tous les conducteurs de disposer d’un éthylotest dans leurs véhicules. Le Code de la route ne prévoit aucune sanction particulière si le conducteur enfreint cette règle. Initialement, l’absence d’éthylotest dans un véhicule lors d’un contrôle devrait valoir une amende de 11 euros. Mais, le gouvernement a supprimé cette sanction par un décret en date du 28 février 2013. La seule sanction qu’encourt l’automobiliste est donc un simple rappel à la loi, dans le cas où il n’a pas d’éthylotest viable lors d’un contrôle.

Néanmoins, un conducteur doit toujours en disposer dans son véhicule, ne serait-ce que pour décider s’il doit conduire ou non après avoir bu quelques bières.

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