Tremblement de terre à Lisbonne, naufrage du Titanic, panique au stade du Heysel à Bruxelles ou lors du pèlerinage à La Mecque en 1990… tous ces évènements ont comme vecteur commun la panique collective et un mouvement de foule. Aujourd’hui encore, lors des alertes à la bombe ou des attentats et même les fausses alertes, ces cas peuvent se présenter. Tout commence par une panique collective ou « peur panique » qui, par définition, est une peur collective ressentie en même temps par tous les individus d’une population. Cette peur se caractérise par la régression des consciences à un niveau archaïque, voire sauvage. L’impulsivité et l’état grégaire de la foule se traduisent, par la suite, par des réactions primitives de fuite éperdue « le mouvement de foule ». Ces phénomènes pouvant être mortels et ravageurs, il est important de savoir comment y réagir.

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Comment réagir ? 

Face à la panique collective : 

La plupart des scientifiques et des observateurs des comportements sociaux qualifient la peur panique comme contagieuse. En effet, il est facile de faire passer la peur panique avec simplement un petit craquement. Aussi, la première chose est d’éviter de céder à l’état de panique. Garder les idées claires est la meilleure alternative pour pouvoir prendre des décisions lucides et réfléchies. 

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Face à un mouvement de foule :

Quand la panique laisse place à une bousculade, il est plus qu’important d’avoir les idées bien claires pour analyser la situation. Face à un mouvement de foule, il faut savoir trouver des solutions rapides pour s’extirper de la masse rapidement. Commencez par identifier la source ou l’épicentre de la bousculade, et à comprendre la situation. Ce n’est qu’ensuite que vous pourrez prendre des décisions sures, et savoir que faire. 

Que faire ?

La première chose est d’ouvrir les yeux, de rester lucide, et d’analyser la situation pour trouver des issues pour vous extraire de la masse. Dès que vous sentez que la tension augmente au point de pouvoir provoquer une bousculade, mieux vaut partir. Dès que vous vous sentez mal à l’aise, et tant qu’il y a encore assez d’espace pour se frayer un chemin, il est préférable de partir. 

Si la foule a déjà commencé à bouger, mettez-vous debout et maintenez cette position. Si vous en avez un à portée de main, mettez un gilet de sécurité pour être bien visible. Dans bien des cas de mouvement de foule, les personnes qui sont présentent ne cherchent plus à se faire des raisons sur quoi que ce soit. La seule raison qui les pousse à fuir, c’est la peur. Toutefois, si vous le pouvez encore, pensez à porter secours aux autres victimes. 

Pour cela, une sirène manuelle vous aidera à alerter les secours qui sont sur place, au lieu de crier. Crier ne fera que gaspiller votre énergie et votre oxygène, pourtant, avec le mouvement de foule et les bruits, personne ne vous entendra. Pour venir en aide aux victimes, il serait préférable d’avoir une couverture de survie et un kit de secours. Un triangle de signalisation pourrait également être utile pour sécuriser l’endroit où sont les victimes. 

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Ce qu’il faut éviter de faire 

Lors des mouvements de foule, certaines choses son à éviter : 

  • S’accroupir ou se plaquer au sol au risque de vous faire piétiner, car, rappelons-le, les personnes qui sont prises de paniques collectives sont réduites à une conscience archaïque. 
  • Avancer dans le sens inverse de la foule, mais laissez-vous porter par la vague, tout en vous éloignant des parois et obstacles. 
  • Gaspiller votre énergie et votre oxygène, gardez votre calme, et cherchez une échappatoire pour vous en sortir calmement. 
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