En France, 120 000 personnes sont victimes d’un arrêt cardiaque chaque année. 10 % d’entre elles décèdent dans l’heure qui suit, soit environ 18 000 personnes. La plupart du temps, la victime présente des problèmes cardiaques ou des facteurs de risque cardio-vasculaire. Ces derniers sont surtout liés à l’hygiène de vie et aux conditions physiques de la personne.

Qu’est-ce qu’un arrêt cardiaque ?

L’arrêt cardiaque ou infarctus du myocarde se traduit par la rapidité et l’irrégularité du rythme cardiaque. Il s’agit d’un problème d’origine électrique se manifestant par la contraction de la cavité inférieure du cœur. Pour différentes raisons, le cœur ne peut plus éjecter le sang dans le cerveau et dans l’organisme. Il n’assure plus sa fonction normale qui est l’acheminement de l’oxygène dans le corps. La personne victime d’un arrêt cardiaque doit être prise en charge dans les minutes qui suivent. Le cas échéant, l’infarctus pourrait lui être fatal.

Il faut noter que l’arrêt cardiaque et la crise cardiaque sont bien différents. Si le premier est d’origine électrique, le second est lié à un problème électro-physiologique et se manifeste par le blocage des vaisseaux sanguins.

Les facteurs favorisant les arrêts cardiaques : Gestes de premiers secours

Les facteurs favorisant les arrêts cardiaques

Les facteurs de risque de l’arrêt cardiaque sont en rapport avec les habitudes de vie d’une personne. Selon l’OMS, le manque d’activité physique, la mauvaise alimentation et le tabagisme sont les principales causes des troubles cardiaques. Une autre étude belgo-suisse a également démontré 13 facteurs favorisant les arrêts cardiaques. Ceux-ci ont été classés par ordre d’importance. Il s’agit notamment de :

  • la prise de cocaïne ;
  • l’alimentation trop riche ;
  • la prise de marijuana ;
  • émotions négatives ;
  • l’effort physique ;
  • émotions positives ;
  • la colère ;
  • l’activité sexuelle ;
  • la consommation importante d’alcool ;
  • l’exposition au trafic automobile ;
  • des infections respiratoires ;
  • de la consommation de café ;
  • de la pollution atmosphérique (PM10).

L’impact de ces facteurs sur la personne n’est pas le même. Si la consommation de cocaïne multiplie le risque d’arrêt cardiaque par 23,7, la colère le multiplie seulement par trois. Ces facteurs sont réversibles. Il existe toutefois des facteurs irréversibles comme l’âge, l’hérédité vasculaire et le sexe. Chez les hommes, le risque de faire un infarctus est quatre fois plus élevé que chez les femmes avant la ménopause. Cependant, les femmes victimes de ce phénomène ne cessent de s’accroître à cause de l’obésité et du tabagisme. Le risque d’arrêt cardiaque est le même pour les hommes et les femmes après la ménopause. Pour l’hérédité vasculaire, il concerne surtout les personnes appartenant à une famille dont les membres ont un taux de cholestérol sanguin élevé. L’hypercholestérolémie passe alors d’une génération à une autre, ce qui favorise les arrêts cardiaques. 

Les facteurs favorisant les arrêts cardiaques : Gestes de premiers secours

Les signes de l’arrêt cardiaque

Puisque l’arrêt cardiaque nécessite une prise en charge immédiate, il est important de connaître les signes typiques. En général, l’infarctus du myocarde se manifeste d’abord par une douleur persistante et aigüe au niveau de la poitrine. Cette douleur atteint ensuite la partie inférieure gauche puis le dos et la mâchoire de la victime. Dans certains cas, la personne peut ressentir des vertiges ou avoir des nausées. Il faut noter qu’un quart des infarctus du myocarde ne sont pas accompagnés de signes d’alerte. 

Les bons gestes à adopter en cas d’arrêt cardiaque

Face à une personne victime d’un arrêt cardiaque, il faut d’abord appeler les secours (le SAMU au 15 ou les pompiers au 18). Une prise en charge dans les minutes qui suivent est ensuite nécessaire. Si cela n’est pas fait, les chances de survie sont presque nulles.

Les personnes présentes doivent alors prodiguer les premiers secours avant l’arrivée du SAMU. Les gestes qui sauvent la victime sont les mêmes, peu importe la cause de l’infarctus du myocarde. Il s’agit de redémarrer le cœur qui a cessé de fonctionner normalement. Les gestes de premiers secours commencent par l’identification de la situation de la personne ayant besoin d’intervention. Il faut ensuite placer la victime sur une surface horizontale puis libérer ses voies aériennes (cou, bouche et tête).

C’est seulement après ces gestes de premiers secours que le massage cardiaque se fait. Celui-ci doit être réalisé d’une manière bien spécifique puisqu’il pourra sauver la vie de la victime. La technique de massage dépendra de l’âge de la victime. 

Les bons gestes à adopter en cas d'arrêt cardiaque

Nos conseils

À l’approche des fêtes de Noël et de fin d’année, les risques d’infarctus dû à l’alimentation sont importants. En effet, une récente étude américaine a démontré que les repas durant les fêtes suffisent à multiplier par 4 le risque d’arrêt cardiaque chez une personne. Aussi, il est conseillé de faire attention aux repas du réveillon. L’étude a prouvé que ces repas de fête trop copieux ont un effet immédiat sur la santé. Pour cause, la facture calorique peut vite dépasser les 5 000 kcal. Par ailleurs, l’association de ce repas trop copieux avec l’abus d’alcool peut causer des brûlures d’estomac. Alors, pour éviter tout risque, il est conseillé de rester à l’écoute de son corps et ne pas faire d’excès.

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