On parle de perte de connaissance quand une personne subit une rupture de relations conscientes avec ce qui l’entoure. On utilise également d’autres termes comme : malaise, syncope ou évanouissement. Il existe différentes formes de perte de connaissance. Il faut les distinguer pour savoir comment réagir. En général, la maîtrise des gestes de premiers secours peut aider une victime à revenir à elle plus rapidement, évitant ainsi tout risque de complication.

Quels sont les symptômes ?

La perte de connaissance est assez facile à reconnaitre. Le sujet rencontre souvent quelques signes avant de perdre conscience. Il peut transpirer de manière anormalement abondante. Des bourdonnements dans les oreilles peuvent se faire entendre. La victime peut avoir des palpitations et souffrir d’une oppression respiratoire. Sa vision devient floue et elle a des vertiges avant de s’évanouir. Le teint peut également devenir très pâle d’un coup. Il arrive parfois que tous ces symptômes apparaissent sans perte de connaissance, ce qui correspond à une lipothymie.

En outre, certains individus se sentent étourdis et avec la tête légère avant de perdre conscience. D’autres encore ressentent des nausées, des picotements au niveau des lèvres et des extrémités. Ils peuvent même éprouver une douleur à la poitrine. Dans des cas assez rares, des personnes subissent une perte de connaissance brusque, sans présenter aucun de ces symptômes avertisseurs. Dans chaque situation, l’individu qui assiste le malade doit connaître les gestes de premiers secours pour pouvoir sauver la victime au plus vite. 

D’une manière générale, une personne qui perd connaissance ne réagit pas comme une personne qui dort. Il peut souffrir de convulsion à cause d’une perturbation de l’activité électrique du cerveau. Il peut également se mordre la langue et uriner. Souvent, la perte de connaissance ne dure que quelques minutes. Si elle persiste, le patient risque de tomber dans le coma ou souffrir d’un arrêt cardiaque. L’évanouissement peut atteindre des personnes de tout âge, mais il s’avère particulièrement dangereux chez les seniors.

La perte de connaissance peut survenir à tout moment, quelle que soit la position du sujet, assise, debout ou allongée. Ainsi, il peut tomber et se blesser avant de rester étendu par terre. Ses pouls et ses mouvements respiratoires peuvent considérablement ralentir. Une fois revenu à lui, il ne se rappelle pas sa chute, juste des symptômes qui l’ont précédé.

Les types de perte de connaissance

La perte de connaissance transitoire

Il s’agit d’une perte de connaissance brève suivie d’une récupération complète et spontanée au bout de seulement quelques minutes. Dans le cas d’une syncope ou malaise vagal, l’évanouissement ne se prolonge que sur quelques secondes. Selon des études, une personne sur deux souffre de perte de connaissance brève au moins une fois dans sa vie. Et si les symptômes et la durée du malaise peuvent être identiques, les causes se révèlent souvent différentes.

Une commotion cérébrale peut notamment causer un traumatisme crânien, qui provoque à son tour un malaise vagal. Si aucun traumatisme n’est diagnostiqué, il peut s’agir d’une crise d’épilepsie, d’hypoxémie, d’hypoglycémie, d’un accident ischémique transitoire vertébrobasilaire ou d’une intoxication médicamenteuse ou au monoxyde de carbone. Par ailleurs, l’abus de l’alcool peut provoquer une perte de conscience transitoire. De même, la consommation excessive de stupéfiants peut provoquer le même effet.

La perte de connaissance prolongée

Si le patient ne reprend pas conscience de façon spontanée en quelques minutes, il souffre d’une perte de connaissance prolongée ou coma. Dans ce cas, le Système réticulé activé ascendant (SRAA) perd son intégrité, alors qu’il assure le maintien de l’état de vigilance. Une perte de conscience prolongée requiert une admission aux urgences. Les gestes de premiers secours peuvent aider jusqu’à l’arrivée de l’ambulance, mais ne suffisent pas pour ramener le sujet à lui.

Le coma peut provenir d’une origine mécanique, métabolique ou toxique. D’ailleurs, une perte de connaissance liée à l’alcool peut aussi causer un coma éthylique pouvant durer plusieurs heures. Mais selon les chiffres enregistrés aux urgences de l’Hôpital des Cadolles à Neuchâtel, en Suisse, 75 % des cas de perte de connaissance prolongée restent d’origine métabolique (hypoxie, anoxie, hypoglycémie, hyperglycémie, hypothermie, sepsis chez la personne âgée, etc.).

Comment réagir ?

Si vous voyez une personne perdre conscience à côté de vous, le premier réflexe à avoir est de vérifier qu’elle respire en mettant votre oreille près de sa bouche.

Si le patient respire, ce qui s’avère souvent le cas lors d’un malaise vagal, il faut le placer en position latérale de sécurité (PLS) en effectuant les gestes de premiers secours suivants :

  • Rapprochez ses pieds dans l’axe du corps.
  • Mettez son bras (le plus près de vous) à angle droit, pliez son coude et assurez-vous que la paume de sa main soit tournée vers le haut.
  • Prenez son autre bras et mettez le dos de sa main contre sa joue en la soutenant avec la paume de votre main.
  • Mettez votre autre main derrière son genou (le plus éloigné de vous), pliez sa jambe.
  • Retournez-le en le faisant rouler délicatement sur le côté, en tirant sur sa jambe pliée, tout en maintenant sa tête.
  • Retirez doucement la main que vous avez sous sa tête en maintenant son cou avec votre autre main.
  • Ajustez la position de la jambe du dessus en fléchissant le genou à 90 °.
  • Ouvrez légèrement sa bouche au cas où il voudrait vomir.
  • Vérifiez encore une fois sa respiration.

Si le patient ne reprend pas conscience après 5 minutes ou s’il ne respire pas, appelez les secours en leur expliquant de manière claire ce qui se passe. Indiquez l’endroit où vous vous trouvez avec le malade. Un médecin régulateur vous demandera les symptômes que vous avez remarqués ainsi que les gestes de premiers secours déjà réalisés. Suivez ses instructions.

En conclusion, la perte de connaissance peut être bénigne ou grave selon les cas, d’où l’importance d’un bon diagnostic. Appelez directement une ambulance et en attendant qu’elle arrive, accomplissez les gestes de premiers secours. D’ailleurs, si vous souhaitez apprendre à maîtriser ces gestes qui sauvent des vies, nous vous conseillons de vous procurer un livre de premiers secours. Une trousse de secours peut également s’avérer utile si le malade se blesse dans sa chute.

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