Particulièrement fréquent chez les enfants, le saignement de nez atteint également beaucoup d’adultes. Les avis sont souvent partagés sur les meilleurs moyens d’arrêter le saignement :

  • faut-il arrêter l’écoulement en penchant la tête vers l’arrière ou au contraire,
  • faudra-t-il pencher la tête vers l’avant pour laisser couler le sang ?

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Qu’est-ce que c’est ?

Appelé également « épistaxis », le saignement de nez consiste en une hémorragie ou un écoulement de sang par les fosses nasales. Il s’agit d’un saignement qui résulte d’une lésion au niveau du réseau vasculaire qui apporte le sang vers la muqueuse nasale. Le plus souvent bénin, le saignement de nez peut parfois comporter un risque vital et nécessiter l’intervention des services d’urgence. L’épistaxis peut être le symptôme ou la manifestation de la complication d’une maladie. Elle peut également être une maladie indépendante d’une autre.

Les causes

D’une manière générale, elle est provoquée par une infection résultant :

  • d’un rhume ou
  • d’une autre inflammation du nez (rhinite aiguë, sinusite, rhino-pharyngite…).

Elle peut aussi faire suite à l’assèchement de la muqueuse nasale, comme ce qui arrive fréquemment chez les enfants restant longtemps dans une pièce climatisée par un radiateur électrique, où l’air ambiant est sec.

Mais le saignement de nez est également souvent provoqué par l’introduction de corps étranger dans les narines, ce qui est courant chez les enfants en bas âge. L’épistaxis peut aussi faire suite à :

  • la prise de médicaments contenant des anticoagulants chez les personnes atteintes de maladies de coagulation,
  • être causée par des polypes nasaux,
  • une tumeur bénigne ou
  • des tumeurs malignes.

Chez les adultes, le saignement de nez provient d’un traumatisme important, notamment la prise de drogue.

Enfin, chez les personnes de 50 ans et plus, l’épistaxis est une des manifestations de :

  • l’hypertension artérielle ou
  • du durcissement des parois des vaisseaux sanguins (artériosclérose).

Comment le traiter ?

Si le saignement de nez ne montre aucune complication ni gravité particulière, il est tout à fait possible de le traiter à domicile. On reconnaît ce type de saignement de nez par :

  • un saignement peu abondant,
  • en goutte-à-goutte,
  • au niveau d’une seule narine.

Évidemment, ce saignement de nez ne doit faire suite à aucune cause apparente comme un traumatisme ou un autre signe alarmant de maladie. Uniquement dans ce cas, il est conseillé de réaliser une compression pour traiter rapidement le saignement :

  • se moucher très doucement une seule fois pour éliminer les caillots de sang dans les narines,
  • la tête penchée vers l’avant et
  • en respirant par la bouche.

Pincer ensuite le nez avec le pouce et l’index, en maintenant une pression constante pendant 10 minutes. Il est primordial de ne pas interrompre la compression, afin d’atteindre la coagulation du sang, qui survient généralement après 7 minutes au minimum.

En cas de reprise du saignement, il est recommandé de procéder au renouvellement de l’opération. Appliquer de la glace sur le milieu du visage juste au-dessus du nez aide également à réduire le saignement. Pour cela, vous pouvez vous servir d’une vessie à glace, d’une mèche hémostatique et cicatrisante ou encore d’un tampon hémostatique. Ensuite, la personne doit rester au repos pendant environ une heure, tout en évitant de se moucher pendant les 12 heures qui suivent.

Complications

Si la personne suit un traitement à base :

  • d’aspirine,
  • prend des anti-inflammatoires ou
  • d’autres médicaments destinés à traiter des problèmes de coagulation,

il faut alerter rapidement le médecin ou emmener le patient vers un centre de service hospitalier.

Le professionnel de la santé peut mettre en œuvre les techniques requises pour arrêter le saignement de nez. Il peut utiliser le méchage qui consiste en la compression du vaisseau sanguin touché, par l’introduction d’une gaze dans les narines qui saignent. Il faut en outre consulter au plus vite les services médicaux d’urgences lorsque :

  • le saignement est associé à d’autres symptômes,
  • fait suite à un traumatisme grave, ou
  • en cas de saignements des deux narines.

Chez d’autres personnes, un saignement persistant peut se manifester au bout de 20 minutes de traitement. Dans ce cas, deux autres techniques peuvent être mises en œuvre : la compression par introduction d’un tampon qui se gonfle au contact du sang dans les narines et l’utilisation de produit chimique ou d’un laser pour cautériser les vaisseaux. Enfin un méchage postérieur sous anesthésie générale est possible, lorsque le saignement persiste malgré la mise en place des traitements précités.

Prévenir le saignement

Quelques gestes simples permettent d’éviter l’irritation de la muqueuse nasale, et corollairement, de limiter les risques de saignement du nez. Il s’agit tout d’abord d’éviter d’introduire le doigt dans le nez, et d’en finir avec les mouchages trop intenses et fréquents. Par ailleurs, un air ambiant trop sec favorise le saignement de nez, et doit être humidifié. Pour finir, les personnes sujettes à des saignements trop fréquents doivent éviter autant que possible la prise de médicaments anti-inflammatoires et d’aspirine.

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