Des secours doivent obligatoirement s’organiser en entreprise lors d’un accident, d’une détresse médicale, d’une blessure ou d’un état de malaise graves. Ces cas peuvent survenir de manière inopinée durant les heures de travail. La présence et le concours de certains membres du personnel maîtrisant des gestes de premiers secours s’avèrent ainsi être utiles. Ces personnes, connues sous l’appellation de « SST », pourront rapidement prendre en charge toute victime d’accident avant l’arrivée des professionnels du secours. Medisafe, équipementier en trousse de secours SST, vous guide sur leur rôle ainsi que vos obligations en tant que chef d’entreprise.

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Qui sont ces SST, ou sauveteur secouriste du travail ?

En dehors des équipements techniques fournis sur les lieux de travail afin de garantir la sécurité des travailleurs, toute entreprise doit également mettre en œuvre des moyens humains pour vite s’organiser autour d’un accident. À cette fin, des membres du personnel qui paraissent être en mesure de donner les premiers gestes de secours, et capables d’intervenir rapidement et de façon efficace, doivent en être formés. Ils constitueront l’équipe de sauveteur secouriste du travail ou SST.

SST, dans quel cas sont-ils obligatoires ?

La mise en place d’un dispositif de secours en entreprise répond avant tout à une obligation légale visant à assister les salariés victimes d’un incident durant leurs horaires de travail. Dans l’attente des secours spécialisés, la prise en charge rapide des victimes d’un accident est cruciale. Ainsi, toute entreprise a l’obligation de mettre en place tous les moyens disponibles, techniques et humains, afin de procéder aux premiers secours et écarter les victimes d’autres risques éventuels.

En France, l’article R4224-15 du Code du travail impose à l’employeur de choisir au moins un membre du personnel, et de le former aux pratiques du secourisme d’urgence afin de donner les premiers soins à des salariés accidentés. La présence d’un SST est ainsi obligatoire dans :

  • un atelier ou un site réalisant des travaux dangereux et à risques pour le travailleur ;
  • un chantier occupant au moins 20 personnes et effectuant des travaux dangereux durant 15 jours et plus.

Notons qu’un établissement industriel employant 200 à 800 salariés, ainsi que tout autre site regroupant 500 à 1 000 salariés, doivent disposer d’au moins un infirmier. En l’absence de ce dernier, les SST doivent pouvoir s’adapter en fonction de la nature des risques qui peuvent survenir au sein de l’entreprise.

Ce que dit le Code du travail à propos des secours en entreprise

L’article R4224-16 du Code du travail stipule que : « en l’absence d’infirmiers, ou lorsque leur nombre ne permet pas d’assurer une présence permanente, l’employeur prend, après avis du médecin du travail, les mesures nécessaires pour assurer les premiers secours aux accidentés et aux malades. Ces mesures, qui sont prises en liaison notamment avec les services de secours d’urgence extérieurs à l’entreprise, sont adaptées à la nature des risques ».

Ainsi, cette organisation des secours sur les lieux de travail passe par :

  • la mise en place d’un dispositif d’alerte en cas d’accident ou de personne malade ;
  • la présence de sauveteurs secouristes du travail ;
  • la mise à disposition d’un matériel de premiers secours.

Quel que soit le nombre de salariés œuvrant dans une entreprise, un SST doit au moins être présent sur chaque tranche d’horaire et chaque site. L’INRS (Institut national de recherche et de sécurité) recommande quant à lui un effectif de 10 à 15 % de salariés SST.

Les situations où la présence des SST est requise

La présence des SST est un véritable atout pour l’entreprise face à toute situation d’urgence. Ils sont ainsi chargés de leur mission de sauvetage et de secours en :

  • dispensant des gestes de premiers secours lors d’un incident en milieu de travail (saignement, brûlure, un arrêt cardio-respiratoire, malaise, blessure grave, chute…), et ce, en attendant les secours spécialisés ;
  • veillant au bon état et au bon fonctionnement des matériels de secours (défibrillateur, extincteur de feu, trousse de premiers secours…) ;
  • mettant en marche les alarmes ou en accédant rapidement aux matériels de secours lors des situations d’urgence ;
  • organisant les évacuations du personnel vers les espaces sécurisés en cas d’incendie ou de cataclysme naturel ;
  • alertant les secours d’urgence (SAMU, sapeurs-pompiers…)

Les limites des compétences des SST dans le temps et l’espace

Les risques et cas d’accidents en milieu professionnel sont de diverses natures. En dépit des formations reçues par les SST sur les différentes pratiques liées aux premiers secours, ils ne peuvent en aucun cas jouer le rôle d’un professionnel médical, comme celui d’un infirmier. Leurs interventions sont ainsi limitées, dans le temps et dans l’espace, et selon leur spécialisation, notamment celle :

  • de transmettre les informations nécessaires à leur concours sur les lieux d’un incident. À cet effet, des manuels spécialisés recensent l’essentiel de leurs actions de prévention, notamment le livre du SST, le mémento du SST ou le mémo SST ;
  • d’assurer, dans la limite de leurs possibilités, leur propre protection, celle des victimes et l’ensemble de leurs collègues de travail ;
  • de savoir qui alerter dans l’entreprise ou à l’extérieur de l’entreprise.

Informations pratiques sur le diplôme (durée, cout, recyclage…)

Des organismes de formation sont habilités par le réseau de l’Assurance maladie des risques professionnels/INRS afin de former les sauveteurs secouristes du travail (SST) en entreprise. À l’issue de la formation, sanctionnée par un certificat valable pour 24 mois, le participant sera capable de :

  • connaître les principes de base de la prévention ;
  • rechercher les risques pour protéger et examiner une victime ;
  • alerter les secours et secourir la victime jusqu’à la prise en charge des secours spécialisés.

Les modules de formation pour les SST sont dispensés sur une durée de 12 heures en moyenne. Le coût de la formation est fonction des besoins de l’entreprise selon ses activités, et pouvant être établi sur devis. Aucun pré-requis n’est utile pour le personnel choisi comme SST. Les cours sont basés sur des études de cas, des démonstrations pratiques, des situations concrètes ainsi que des phases d’apprentissage avec des matériels d’urgence.

Au terme des 24 mois de validité du certificat du SST, une période de recyclage pour une remise à niveau, un maintien de ses acquis et de ses compétences, est de nouveau requise et obligatoire.

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