En France, l’hypertension artérielle est une maladie chronique des plus fréquentes. Selon les études, un adulte sur trois serait concerné, et pourtant, le diagnostic reste insuffisant pour les détecter. Mais aujourd’hui, pour pouvoir faire facilement un suivi de sa santé et, notamment, de sa tension artérielle, le tensiomètre est l’idéal. Également appelé sphygmomanomètre, le tensiomètre est un appareil médical dont l’utilité est de mesurer la pression artérielle. Aujourd’hui, avec l’avancée de la technologie, il est possible d’avoir un tensiomètre chez soi. Cela permet de mesurer soi-même sa tension artérielle. Ceci afin de prendre les mesures nécessaires dans le cas où il y a des risques d’hypertension artérielle. 

Les différents types tensiomètres 

Il existe deux principaux types de tensiomètres, à savoir les tensiomètres manuels et les tensiomètres électroniques. Toutefois, il existe également une autre manière de classifier les tensiomètres suivant leurs spécificités et leur utilisation. 

Dans le cas des tensiomètres manuels, ils existent depuis le début du 19e siècle. Mais c’est au début du 20e qu’on retracera leurs premières utilisations. Il se décline en deux sous-catégories : les manopoires et les manobrassards. Le manopoire, grâce à sa praticité est aujourd’hui le plus utilisée. Ils sont dotés d’un boitier qui comporte en même temps la poire de gonflage et le système de dégonflage, ainsi que le mécanisme de mesure. Celui-ci est relié au brassard gonflable qui se fixe sur le bras. Pour le tensiomètre manobrassard, le mécanisme de mesure est fixé sur le brassard, ce qui complique un peu son utilisation.

Les tensiomètres électroniques ont largement pris le devant face aux appareils manuels, du fait de leur facilité d’utilisation. Sur ces appareils, il suffit d’appuyer une fois sur un bouton pour gonfler le brassard, mesurer sa tension et dégonfler le brassard. Plus encore, l’écran affiche directement la pression systolique, la pression diastolique et le pouls. Sur les deux sous-catégories de tensiomètre électronique, le tensiomètre électronique au poignet offre une simplicité d’utilisation et de lecture. Un tensiomètre électronique au bras offre, quant à lui, un écran plus large. 

Il existe également des tensiomètres multibrassard qui, comme leur nom l’indique, disposent de plusieurs brassards interchangeables (pour enfant, nourrisson et pour adulte). 

Comment ça marche ?

Le tensiomètre est constitué d’un brassard gonflable relié par un tube flexible à un système de mesure qui est le manomètre. Ce système est le même pour un tensiomètre électronique ou un tensiomètre manuel, à la différence du cadran qui peut être, soit analogique, soit électronique. 

Pour un tensiomètre manuel, une poire permet de gonfler ou de dégonfler le brassard qui permettra d’effectuer une mesure de la tension artérielle. Celui-ci s’utilise avec un stéthoscope qui permet d’entendre les battements cardiaques depuis l’artère du bras : la pression systolique quand le brassard est gonflé, et la pression diastolique quand il est dégonflé. Le manomètre, quant à lui, indique les différentes mesures aux points de gonflage le plus hauts et le plus bas. 

Dans le cas des tensiomètres électroniques qui sont les plus utilisés par les particuliers à domicile, le système est à peu près le même. La différence est que le cadran est électronique, et se dote d’un capteur qui remplace le stéthoscope. Le système se gonfle et se dégonfle automatiquement en appuyant seulement sur un bouton. 

Comment s’en servir et interpréter les résultats ?

  • Dans le cas d’une prise de tension avec un appareil manuel, il est impératif d’avoir un stéthoscope. Il faut le faire en suivant 4 étapes précises : 
  • Placer le brassard sur le bras et fermer le velcro ou les sangles, en s’assurant que la partie inférieure du brassard soit à environ 2 cm au-dessus du pli du coude. Le brassard doit bien tenir, sans pour autant être trop serré. Il faut également que l’alimentation d’air du brassard soit placée dans le prolongement de l’artère humérale ou brachiale.
  • Mettre le pavillon du stéthoscope sur l’artère humérale, et garder le bras du patient détendu autant que possible. 
  • Fermer le robinet d’alimentation de la poire sans forcer, et commencer à gonfler le brassard en pompant depuis la poire jusqu’à ce que la pression sur le manomètre indique 180 à 200 mmHg. A ce niveau, le sang ne passe plus dans l’artère, et aucun bruit n’est audible.
  • Dégonfler le brassard sans tarder en ouvrant doucement le robinet sur la poire pour que la pression diminue progressivement. C’est à ce moment qu’il faut écouter attentivement, et noter les chiffres.
  • Quand la pression du brassard atteint la pression systolique, le sang commence à circuler, et le bruit est audible dans le stéthoscope. La valeur de la pression systolique est donc celle affichée sur le manomètre.
  • Quand la pression du brassard est presque vide, le sang circule librement, et plus aucun bruit n’est audible au stéthoscope. Le manomètre affichera à cet instant la pression diastolique. 

Pour un appareil électronique, l’utilisation est beaucoup plus simple. Il suffit de placer le brassard comme pour celui d’un tensiomètre manuel. En appuyant sur un bouton, le brassard se gonfle automatiquement, et se dégonfle automatiquement après. La pression systolique et diastolique ainsi que le pouls seront affichés et lisibles directement sur le cadran. 

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